27 septembre 2026

Assy toujours debout

Il y a précisément cent ans, le 27 septembre 1926, était inauguré en Haute-Savoie le sanatorium de Praz-Coutant. Niché à 1225 mètres d'altitude face au massif du Mont-Blanc, cet établissement fut le premier à se dresser sur le plateau d'Assy, au pied de l'imposante chaîne des Fiz. D'autres, plus majestueux encore, suivirent : Le Mont-Blanc, Sancellemoz (où mourut Marie Curie), le Roc-des-Fiz (détruit en avril 1970 à la suite d'un tragique éboulement), Guébriant, Martel de Janville, etc.

 


Il y a vingt ans (!), Anne Tobé, la regrettée mémorialiste du plateau d'Assy, m'avait invité à intervenir dans un passionnant colloque intitulé "Les Quinze Glorieuses de l'architecture sanatoriale". J'en garde un excellent souvenir, car j'y appris plein de choses. La même année, à la demande du Pr Jean Deleuze, je publiais un article à ce sujet dans la Revue du praticien.

 


Curieusement, vingt années après, une de mes recherches actuelles me conduit à ré-explorer la sociabilité littéraire du plateau d'Assy à la fin des années 1930 et dans les années 1940-1950. C'est un gros projet  très avancé dont j'ai exposé les grandes lignes à l'occasion de ma plus récente intervention, début septembre 2026, dans la belle faculté des sciences économiques et sociales de l'université d'Innsbruck.

J'y reviendrai en 2027, car il faut donner du temps au temps. 

En attendant et sur un tout autre sujet, je signale que j'ai retrouvé l'émission de Radio Libre Paris que j'ai évoquée dans La Bataille des radios libres (pages 150-152) et dans L'Aventurier des radios libres (pages 56-58). Dans ce dernier ouvrage (apparemment épuisé ou quasi, donc je le mettrai prochainement en ligne), j'écrivais: "La bande de l'émission n'a pas été conservée à notre connaissance..." 

Voilà donc une heureuse découverte, d'autant plus que je viens de retrouver et d'interviewer un des protagonistes de cette affaire. Encore une histoire sans fin...

Je signale pour finir que l'exposition "Machine arrière n°2: la machine à écrire", dont j'ai assuré l'expertise à la Cité des sciences et de l'industrie, se poursuit jusqu'à la fin octobre 2026.

 



21 septembre 2026

La radio et la mort

Je ne connaissais pas le nom de Walter Klingenbeck (1924-1943) avant de visiter l'exposition qui lui est consacrée dans l'église St. Ludwig de Munich. Lui aussi fut guillotiné dans la prison de Stadelheim le 5 août 1943. Il n'avait que 19 ans.

Cet apprenti mécanicien-monteur travaillait chez Rhode & Schwarz et avait pris l'habitude d'écouter les radios étrangères. Avec trois amis, il construisit même trois petits émetteurs afin de diffuser des informations hostiles à Hitler.

Dénoncé par une connaissance, il fut arrêté le 26 janvier 1942 et inculpé de trahison et complicité avec l'ennemi. Depuis le décret relatif aux "mesures extraordinaires de radiodiffusion" du 1er septembre 1939, il était en effet stipulé que "quiconque diffuse des informations provenant de stations étrangères est puni de travaux forcés ou, dans certains cas, de mort" (Article 2). Ce fut cette dernière sanction que prononça le prétendu tribunal "populaire" de Munich.

Notons qu'une procédure de béatification relative à ce jeune catholique fervent est en cours (si j'ai bien compris, pour le moment au niveau diocésain). Si elle devait aboutir un jour, ce serait, à ma connaissance, le premier opérateur de radio (vraiment) libre honoré de la sorte.

 

 

Sur le parvis de l'église.

16 septembre 2026

La Rose Blanche

Adolescent, j'avais été particulièrement frappé par la dramatique histoire de la Rose Blanche (Weiße Rose), un groupe de jeunes résistants allemands décimé durant la Seconde Guerre mondiale. La photographie qui illustrait l'article que j'avais alors lu (peut-être dans Les Nouvelles Littéraires, mais je n'en suis pas sûr) représentait Sophie Scholl (1921-1943), une étudiante décapitée le 22 février 1943 dans la prison de Stadelheim.

 

 

Le dernier mot écrit de Sophie Scholl.


Depuis un demi-siècle, cette photographie de profil et en légère contre-plongée, est restée gravée dans ma mémoire et dans mon cœur. Elle représente beaucoup pour moi et je pourrais écrire des dizaines de pages à son sujet.

C'est dire l'émotion qui m'a étreint lorsque j'ai pénétré, le lundi 14 septembre 2026, dans l'atrium de l'université Ludwig et Maximilian de Munich. Il s'y trouve un très beau mémorial, magnifiquement documenté par la Weiße Rose Stiftung. Après l'avoir visité, je suis monté au deuxième étage surplombant l'atrium. Là, sur un coup de tête inconsidéré mais si profondément artistique, Sophie, âgée de 21 ans, jeta une poignée de tracts de la Rose Blanche (le sixième). Elle signa par-là même son arrêt de mort et ceux de ses camarades d'infortune.

Cette promenade dans ce beau lieu de mémoire fut une expérience inoubliable.

 

25 août 2026

L'insolite

Je trouve dans l'ensemble cette manie des vacances très surfaite, mais là, très franchement, j'aurais adoré me trouver à l'IGESA Village Club Mont-Louis hier (soit le 24 août 2026). L'ambiance devait y être joyeusement insolite... Et rien ne peut surpasser l'insolite en ce bas-monde. 

Le plus merveilleux, c'est que rien - hormis quelques kilogrammes de grêlons et l'index brusquement pointé du génial Pogacar - ne laissait prévoir une telle issue. Aucun romancier, aucune "intelligence" artificielle n'aurait pu concevoir un scénario aussi extravagant.

Pour ceux qui auraient raté ce grand moment de spontanéité, le résumé se trouve ici: https://www.youtube.com/watch?v=giLrbvCH3qM

J'adore. 

(Mais ça ne m'empêche de bosser sur plein de choses depuis deux mois. On en reparlera plus tard en septembre.)


01 août 2026

Au pied de l'escalier

Hier, vendredi 31 juillet 2026, j'étais l'invité du 1635e épisode (!) de Code Source, le podcast du Parisien. L'émission, d'une durée d'un peu plus de 27 minutes, s'intitule "La révolte des ondes". On la trouve sur tous les médias dits "sociaux".



Cliquer sur l'image

C'est ma nième intervention sur ce sujet qui m'intéresse toujours autant. Nous en discutions justement hier avec Sebastien Poulain, tandis que se profilaient au loin, à plus d'une dizaine de kilomètres, les tours de La Défense. À quand remontait ma première intervention radiophonique sur ce sujet? Je pense à la fin du siècle dernier, mais je ne sais plus trop dans quel contexte. Ce dont je suis certain en revanche, c'est d'avoir participé à une émission de La Fabrique de l'Histoire sur France Culture à la demande d'Emmanuel Laurentin, le 11 janvier 2007, donc un an et demi avant la sortie de La Bataille des radios libres. Étaient également interviewés le regretté Antoine Prot, Jean-Jacques Cheval, Anaïs Kien et Ingrid Hayes. L'émission est archivée sur la plateforme de Radio France à cette adresse: https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-fabrique-de-l-histoire/histoire-des-radios-libres-4-4-7552828

Je dois néanmoins avouer que je n'aime pas trop parler devant un micro (et encore moins devant une caméra). Mais je trouve toujours autant d'intérêt à observer les émissions en train de se faire. L'enregistrement du podcast du Parisien s'est déroulé le 7 juillet 2026 dans les locaux du groupe Les Échos-Le Parisien, non loin de la tour Eiffel. Ci-dessous, je me trouve avec Clara Garnier-Amouroux devant le somptueux escalier du designer Ora-ïto, un authentique chef-d'œuvre.






Photos : Thierry Lefebvre.

27 juillet 2026

Seixas et son équipe

Le 9 mars 2025, je partais à la rencontre de Lenny Martinez, 21 ans, au Perray-en-Yvelines (voir ici). Le 2 avril 2025, c'était au tour de Paul Seixas, 18 ans, à Magnanville (voir là). Une quinzaine de mois plus tard, ces deux jeunes champions viennent de terminer respectivement cinquième et quatrième du Tour de France - probablement l'épreuve sportive la plus exigeante au monde avec des 3333 kilomètres et 54.450 mètres de dénivelé. Chapeau bas!

Hier, dimanche 26 juillet 2026, je me suis promené dans le "paddock" de la 21e et dernière étape à Thoiry. Quelle foule et quelle ambiance! Quel grand bonheur également. L'occasion de croiser Pogacar, roulant, décontracté, au milieu de la foule de ses admirateurs.



Pogacar s'approche.
Photo : Thierry Lefebvre.


L'occasion également de recroiser Paul Seixas, tout souriant et visiblement satisfait - il y a de quoi! - au terme de sa première grande épreuve de vérité. 

L'occasion enfin de saluer tous ses coéquipiers, que j'ai trouvés épatants. De gauche à droite et de haut en bas : Paul Seixas, Tiesj Benoot, Cees Bol, Daan Hoole, Olav Kooij, Aurélien Paret Peintre, Nicolas Prodhomme et Matthew Riccitello.




Photos : Thierry Lefebvre.

16 juin 2026

Artaud dans le filet

Pour celles et ceux que ça intéresse, je signale que le pdf de mon petit ouvrage intitulé Dans la pharmacopée d'Antonin Artaud: Le laudanum de Sydenham (Paris, Éditions Le Manuscrit, 2022), est accessible sur HAL à l'adresse qui suit: https://hal.science/hal-03906126v1.

Il est indiqué sur cette page qu'à la date d'aujourd'hui, le document a été consulté 100 fois et téléchargé à 780 reprises... 780 fichiers de 3,88 millions d'octets qui sont venus encombrer autant d'ordinateurs et de tablettes d'individus ou de structures que je ne connais pas. Une myriade de 0 et de 1 qui transitent peut-être aussi dans les entrailles du web ou entre les tentacules de l'IA.

Décidément, ce qui est passionnant, c'est de chercher dans son coin et de tenter de mettre en forme ensuite. Le reste importe peu.

Je signale également - car cela n'apparaît pas dans le document en ligne - que la couverture de cet ouvrage a été choisie par mes soins. Il s'agit d'un portrait d'Antonin Artaud réalisé par Jean de Bosschère (1878-1953) pour son livre Portraits d'amis (Éditions Sagesse, 1935). Je suis très fier d'avoir sauvé de l'oubli cette belle gravure.



Antonin Artaud 
vu par Jean de Bosschère (1935).


Paradoxalement, l'ouvrage incroyable sur lequel je travaille actuellement n'apparaît nulle part sur internet. Impossible donc de se le procurer, ce qui prouve une fois de plus que les choses les plus intéressantes passent parfois à travers les mailles du filet. Aussi, je tairai son titre et le suspense restera à son comble...

24 mai 2026

Benoist Rey

J'apprends avec tristesse le décès de Benoist Rey (1938-2026), l'auteur des Égorgeurs. Beaucoup de choses ont été écrites sur cet ouvrage terrible, inclassable, imprimé le 30 mars 1961 à Alençon pour le compte des Éditions de Minuit et saisi huit jours plus tard. Je n'y reviendrai donc pas pour le moment.



Benoist Rey était alors âgé de 22 ans et revenait d'Algérie. Il raconte dans son autobiographie (tome 1 des Trous de mémoire) sa rencontre décisive avec Jérôme Lindon, éditeur "froid et déterminé, d'un rare courage".

Le 9 mars 2026, il y a donc un peu plus de deux mois, je me trouvais dans la paisible demeure du Maine-et-Loire de Benoist Rey pour un long entretien (très certainement son dernier). Quel gaillard! Quelle mémoire fabuleuse en dépit de ses vénérables 87 ans!

J'aurai donc l'occasion de reparler de Benoist Rey, car il fait partie intégrante du projet que j'évoque à demi-mot depuis quelques semaines. Mais d'ores-et-déjà, je me dois de saluer sa mémoire. Et comme nous en avions convenu ensemble: "Vous pouvez compter sur moi, Monsieur Rey!" 

Je joins une petite photo, un peu floue, que j'avais retrouvé à son attention. Cela se passait en 1954 ou 1955 et j'aurai l'occasion d'en reparler. La seconde, datée de 1961, circule sur internet.



22 mai 2026

Turbidité

"Plongées en eaux turbides" : tel est le titre de la communication que j'ai présentée, ce vendredi 22 mai 2026, dans le cadre du 150e congrès national des sociétés historiques et scientifiques qui se tenait dans le centre des colloques du campus Condorcet. C'était, sauf erreur de ma part, ma 220e communication depuis... 1987.




Cette fois, j'ai tenté de contextualiser un film scientifique absolument extraordinaire, produit par (feu) le SFRS en 1980 : Pollutions et nuisances sur le littoral méditerranéen. À l'origine de ce travail, il y eut une belle rencontre, dans le courant de l'été 2025, avec Christophe Bombard (fils d'Alain Bombard) et Nardo Vicente (sur lequel je reviendrai longuement dans le texte à paraître).

Pour info, je mène actuellement trois gros projets de front, ce qui me demande pas mal de concentration. Je n'ai donc pas trop le temps de poster sur mes découvertes récentes, qui sont pourtant nombreuses. 

Petit exemple : je sais dorénavant ce qui se passait dans la tête du commissaire Jacques Fouché, avant, pendant et après la perquisition du 12 cité Malesherbes, le 29 juin 1979. À ce sujet, voir le chapitre 5 de mon ouvrage sur Radio Riposte (épuisé, désolé!).

20 avril 2026

One more time

La semaine dernière, un journaliste du Monde me demandait des informations sur Boulevard du Rock, une petite radio associative parisienne de l'après-Mai 1981. Il existe des choses à son sujet, mais pas tant que ça. Si vous avez participé à cette expérience et si vous êtes encore en vie (ce n'est pas gagné!), n'hésitez pas me contacter!

Cette station a débuté ses émissions en novembre 1981. Elle a émis sur 92,6 MHz. Non retenue dans un premier temps par la Commission consultative des radios locales privées, elle se marie ensuite avec Carol FM pour se donner bonne contenance. Puis la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, en la personne éclairée (?) de Stéphane Hessel, propose en mai 1983 un invraisemblable regroupement: Mégal'O, Oblique, Carol, Boulevard du Rock et Radio Express sur 100,6 MHz. Évidemment, personne ne s'entend et le regroupement explose. Boulevard du Rock et Carol FM vont émettre en pirate sur l'ancienne fréquence de Carol. Quant au 100,6 MHz, il est repris par Hit FM, une émanation du groupe UGC, moyennant un probable bakchich. Schéma archi classique...

Ah, la radio! qu'est-ce que j'ai pu écrire dessus! Suis-je lu pour autant? Quatorze ans après, j'attends toujours qu'on me pose une question sur la page 19 de mon livre sur Carbone 14. Pourtant, tout est là.

Je suis en train de lire la correspondance de René Daumal. Quel bonhomme! Lu également cette vérité formulée par Hervé Bazin: "Nos choix sont le plus souvent dus à des enchaînements de circonstances et nous sommes tous des ratés de quelque chose, au nom de “vocations” parfois tardives." Tous des ratés de quelque chose: rarement lu quelque chose de plus juste!

Un qui ne s'est pas raté, enfin je crois, c'est Thomas Bangalter, un des deux Daft Punk. Quel plaisir de le revoir et de retrouver tous ses standards en concert, au côté du dynamique Fred again. Ça se passait il y a quelques semaines à l'Alexandra Palace de Londres et c'était chaud bouillant. L'enregistrement de ce concert mémorable se trouve sur YouTube (sans publicité!). C'est ICI et ça dépote. Ne manquait aux "platines" que Guy-Manuel de Homen-Christo, son autre moitié, mais je ne désespère pas...

27 mars 2026

Une émission censurée

À l'occasion de la 37e Semaine de la presse et des médias (23-28 mars 2026), les archives audiovisuelles de Canopé m'ont demandé de phosphorer sur une série de quatre émissions portant le titre générique TV Famille. Celles-ci ont été réalisées en 1980 et... censurées en février 1981. L'histoire n'est donc pas banale.

Il en résulte un petit article que j'ai intitulé "Éloge escamoté du magnétoscope". On comprendra les raisons de ce titre (et donc de cette censure) en lisant l'article.




Pour info, cela fait maintenant quatre mois et demi que je me suis lancé, en toute indépendance, dans un chantier intellectuel qui dépasse de très loin tout ce que j'ai pu faire jusqu'à maintenant. Il ne se passe pas un jour sans que j'apprenne quelque chose de nouveau. Aujourd'hui, je me suis plu à visiter en esprit Dęba en Pologne. Enfin la Dęba de février 1942.

Ce chantier devrait se prolonger encore plusieurs mois, peut-être un an, peut-être un peu plus ou un peu moins. J'y passerai de toute façon le temps qu'il faudra. 

22 mars 2026

Une libre antenne radiophonique au temps du sida

Hier, samedi 21 mars 2026, j'étais invité au théâtre Paris-Villette pour intervenir dans le cadre d'une table ronde organisée en écho à la pièce actuellement à l'affiche, Ce soir j'ai la fièvre et toi tu meurs de froid, comme je l'avais fait au théâtre Dunois en 2020 à l'occasion d'une représentation de la pièce de Bérangère Vantusso, Longueur d'ondes: histoire d'une radio libre.

Étaient également présents l'excellent Julien Lewkowicz, auteur et metteur en scène de la pièce, Christine Braunshausen et Christophe Vix, membres historiques de l'association Fréquence Gaie, et Matis Grosos dans le rôle du modérateur.

J'ai été très agréablement surpris par la qualité de ce débat de deux heures.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette pièce et sur l'étrange émission -"Lune de fiel" (1988-1989)- qui l'a inspirée. La radio s'appelait à l'époque Futur Génération et, comme je l'ai raconté ici et surtout là, les circonstances de la vie m'ont conduit à la fréquenter de septembre à décembre 1987. 

Au cours du débat, je me suis également efforcé de recontextualiser l'épidémie de sida dans la seconde moitié des années 1980, puisque je travaillais à l'époque dans les essais cliniques (AZT, ddI, 3TC, antiprotéases et trithérapies).

J'ai profité de ce déplacement vraiment très instructif pour photographier, au débotté, quelques détails du dispositif scénique de la scène.








14 mars 2026

Souvenirs d'une exposition pas comme les autres

Il y a bientôt quinze ans était inaugurée l'exposition Eldoradio au centre d'art et de recherche Bétonsalon, dans le 13e arrondissement de Paris. Je l'avais évoquée ici, là, et encore là et là.

De beaux souvenirs, ma foi, que j'ai évoqués ce vendredi 13 mars 2026 dans le cadre des rencontres "Parties prenantes" de Bétonsalon.

L'occasion de faire don à la nouvelle équipe du centre, d'un film d'une trentaine minutes que j'avais tourné en miniDV à l'occasion du montage et du vernissage de l'exposition, et qu'André Chavarot m'avait aimablement transféré en fichier mp4. On y voit, entre autres protagonistes, Joëlle Girard (sans laquelle le projet n'aurait jamais vu le jour), Sebastien Poulain, Mélanie Bouteloup, Anna Colin, Agnès Noël, Flora Katz, Bertrand Riou, Isabelle Cadière, Albino Pedroia, Alain Léger, François Hamon, Jean-Marc de Felice, etc. Sans oublier mes étudiants de la licence "Enseignement, Information et Communication Scientifiques" de l'Université Paris 7. J'ai reconnu parmi eux Matthias Cléry (depuis peu ingénieur de recherche au CNRS), Jonathan Menerat (webmaster éditorial à l'UTC), Anaïs Poncet (chargée de programmes audiovisuels à la Cité des sciences et de l'industrie), Héloïse Bouillard (assistante de projets à la Casmate de Grenoble), etc. En revanche, je n'ai pas repéré sur les images Céline Loozen (depuis une dizaine d'années journaliste à France Culture), mais elle faisait bien partie de ce groupe d'étudiants dynamiques. Ci-après, quelques images tirées de ce film.

L'émission Les Passagers de la nuit de Thomas Baumgartner, à laquelle nous avions participé, Joëlle Girard et moi, n'est malheureusement pas en ligne sur le site de France Culture. J'ai fait également don de son fichier mp3 à Bétonsalon.

Rappelons par ailleurs que le DVD du documentaire de Jean-François Gallotte et Joëlle Malberg, Carbone 14, le film, contient en bonus un reportage tourné par les Mutins de Pangée sur cette exposition. J'en suis le principal protagoniste, mais on y voit également Joëlle Girard et Sebastien Poulain. Son titre: Bétonsalon (Brève histoire des radios libres).








13 février 2026

Aux quatre veines

Ce vendredi 13 février, c'est la Journée mondiale de la radio, telle qu'elle a été décrétée il y a quinze ans par l'Unesco. L'occasion de m'intéresser, une fois de plus, aux collections des Archives audiovisuelles de Canopé. 

Ce nouveau texte, intitulé Plaidoyer pour une radio d'ouverture, gravite autour d'une émission de la Radio Scolaire datée de 1971: "Naissance d'une émission".




Hier, j'ai achevé un texte de 100 000 signes qui devrait s'intégrer dans un ouvrage que nous concevons à trois. Le sujet m'a bien intéressé et j'en reparlerai dans quelques mois.

Je planche désormais sur un autre livre qui ne verra pas le jour avant 2027, tant son sujet me semble passionnant... et complexe. Deux communications sont également à mon programme des mois qui viennent. L'idée d'avoir à parler devant un public m'ennuie un peu, preuve supplémentaire que je vieillis. Les vieux cabotins me sortent par les yeux.

L'édition du Littré en quatre volumes, proposée à l'époque par le Club Français du Livre, coûtait 14.500 francs à la fin 1956 : c'est ce que dépensa une femme extraordinaire, dont je parcours la correspondance. Elle se saigna aux quatre veines pour l'offrir à celui qu'elle aimait. Tous deux sont morts depuis bien longtemps, mais j'aurai très certainement l'occasion de parler d'elle (et donc d'eux) dans un avenir que j'espère proche. L'histoire est tellement belle.

Aujourd'hui, cette édition de référence peut être trouvée pour moins de 50 euros sur un site de commerce en ligne bien connu.