J'ai actuellement trois projets qui m'occupent bien la tête. L'un d'eux m'oblige à "rembobiner" (dans tous les sens du terme) jusqu'autour de 1986.
Se souvenir ou plutôt tenter de se souvenir, c'est un peu comme remonter un cours d'eau au côté de Marlow, c'est "voyager en arrière vers les premiers commencements du monde, quand la végétation couvrait follement la terre et que les grands arbres étaient rois". Bref, mes souvenirs sont très broussailleux, comme devaient l'être mes cheveux à l'époque.
L'air était-il "chaud, épais, lourd, languide", comme sur le fleuve Congo? Je ne le crois pas. J'ai plutôt le souvenir d'un Paris tantôt glacial, tantôt torride.
Et moi, à défaut de tam-tams venus d'on ne sait où, je me rappelle de chansons. C'est drôle comme certaines (finalement très peu) permettent de fixer assez bien les choses.
Par exemple, Kate Bush que j'ai toujours tant appréciée...
Quand je trouve un peu de temps, je poursuis mon carnet de recherche: Jean Ducarroir, le CES de Marly-le-Roi et la cinémathèque Sandoz ont rejoint les précédents. Je fouille, je retrouve des interviews non retranscrites, des notes inabouties. Comme un sentiment de n'avoir pas écrit un dixième de ce que j'aurais dû.
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