vendredi 20 novembre 2020

Radios libres : bientôt quarante ans

1981-2021 : il y a quarante ans, les radios libres... On aura l'occasion d'en reparler.

En attendant, je retrouve cette petite vidéo bricolée en 2011 par Pierrick Allain, dans le mini studio de "Télérama". 

Un bon souvenir...




vendredi 13 novembre 2020

Ce que je dois aux sœurs Brontë

Il n'est qu'à lire et relire Wuthering Heights et Jane Eyre (ce que je refais actuellement) pour se rendre compte à quel point nous avons involué depuis ce miraculeux XIXe siècle qui s'honora du passage terrestre, pourtant bien fugace, d'Emily et Charlotte Brontë. "Involution sénile", comme l'écrivent Marcel Garnier et Jacques Delamare dans leur célèbre dictionnaire médical. Involution tout à la fois spirituelle et "intellectuelle", à supposer que ce dernier mot ait encore un sens.

Il faut dire que notre époque nous met à rude épreuve, en nous soumettant chaque jour à une effroyable centrifugeuse informationnelle. Nous sommes continuellement "essorés" par des "nouvelles" qui ne nous regardent en rien ou si peu, - nous, pauvres pignoufs de ce siècle palabreur qui est le nôtre; également par tout un fatras d'opinions qui ne sont que postures, "trompe-l'ennui" et pompe à vide existentiel. 

Rien de cela dans les merveilleux ouvrages des sœurs Brontë. La modernité déterritorialisante semblait si loin du petit presbytère de Haworth et des landes d'alentour. Dans leurs livres, on ne trouve que l'affirmation d'une liberté farouche, qui est au centre de tout, qui était leur objectif vital et non pas un slogan creux. "Si vide d'espoir est le monde du dehors que deux fois plus précieux m'est le monde du dedans", écrivait Emily Brontë.

Je voulais dire ici ce que je dois à ces deux femmes, avant de retourner vaquer à mes contingentes occupations.

jeudi 5 novembre 2020

"La Chair et le Celluloïd" en numérique

Sorti en 2004 avec l'appui du très regretté Jean Doyen (petit-fils du Dr Eugène-Louis Doyen), mon ouvrage La Chair et le Celluloïd (sous-titre: Le cinéma chirurgical du docteur Doyen) n'existait jusqu'alors que dans une jolie version papier. De nombreux spécialistes et curieux l'avaient acquise au moment de sa parution, puis au fil des années qui suivirent. 



Pour celles et ceux qui ne la possèdent pas, ils peuvent la consulter dans de nombreuses bibliothèques françaises: celles de l'Institut Pasteur et de la Bibliothèque interuniversitaire de médecine, celle de l'université Paris 3, la bibliothèque Kandinsky, la Bibliothèque nationale de France, la médiathèque de la Cité des sciences et de l'industrie, la bibliothèque Diderot (Lyon), celles de l'université Lumière, de l'Académie nationale de Reims, de l'université de Strasbourg, la bibliothèque de la Cinémathèque française, celle du CNC, etc., etc. 

Mais également dans de nombreux centres de documentation à l'étranger: Wellcome Library (Londres), Unithèque (Lausanne), Danish National Library (Copenhague), McGill University Library (Montréal), National Library of Medicine (Bethesda), University of Chicago, Indiana University (Bloomington), Universiteits Bibliotheek (Gand), etc., etc. Sans oublier la plupart des lieux de conservation du patrimoine cinématographique mondial.

Difficile à dénicher de nos jours, le cœur de cet ouvrage existe désormais en version numérique pour Kindle. Cela devrait permettre de satisfaire les demandes qui continuent à me parvenir régulièrement de France et de l'étranger. 

Notez qu'il s'agit d'une seconde édition: elle a été corrigée et à de nombreuses reprises complétée. 

On peut donc la trouver en cliquant simplement sur ce lien: La Chair et le Celluloïd

dimanche 1 novembre 2020

Ce vin n'est pas un médicament

Pour enfin comprendre cette mention si courante à la fin du XIXe siècle...

Une communication de Cécile Raynal et Thierry Lefebvre durant la journée d'étude organisée par la Société d'histoire de la pharmacie le 28 octobre 2020, à l'occasion du bicentenaire de la découverte de la quinine.





jeudi 29 octobre 2020

Vichy avant reconfinement

Il s'en est fallu d'un cheveu, mais notre deuxième présentation de films patrimoniaux s'est parfaitement déroulée, le mardi 27 octobre 2020, à Vichy, dans le bel amphithéâtre du pôle universitaire Lardy. Affluence certes contingentée ("jauge" à 50%), mais nombreuse et visiblement ravie. L'expérience devrait être rééditée en 2021 ou 2022.


Une image tirée du film La Cure thermale de Vichy (1928).

Toujours depuis Vichy, intervention à distance, le lendemain, dans le cadre de la journée d'étude consacrée au bicentenaire de la découverte de la quinine, qui se déroulait dans les locaux de la faculté de pharmacie de l'Université de Paris. La communication sur les vins de quinquina, que Cécile Raynal et moi-même avions conçue sous la forme d'une vidéo YouTube, sera bientôt en ligne sur la chaîne Actinopolis.


Tombe de Valery Larbaud au cimetière de Vichy.

Ces déplacements en province (et quelle belle province que le bassin de Vichy!) sont l'occasion de constater, au fil des hôtels, les ravages toujours plus aigus de l'"horreur télévisuelle" (n'ayant personnellement pas de télévision ni de débit internet suffisant pour en profiter tous les jours). Mardi matin, le professeur P., coauteur d'un livre récent, intervenait en "visio" (comme on dit), à l'heure du petit-déjeuner, sur je ne sais quelle chaîne d'"info" en continu. L'occasion de donner son avis sur la crise sanitaire (comme si nous n'en avions déjà pas assez), tout en s'offrant un beau placement de produit: son bouquin, sur les épidémies cela va de soi, était bien en évidence derrière lui sur une étagère. 

Tous ces experts de tout et de rien, tous ces commentateurs compulsifs et narcissiques, généralement talonnés par la limite d'âge -professeur P., professeur R., professeur Tartempion- n'ont visiblement qu'une seule éthique: celle de leur nombril bien astiqué. Une chose est sûre, nous ne sommes pas prêts d'endiguer cette épidémie de conversations de comptoir.


L'automne sur les bords de l'Allier.

lundi 19 octobre 2020

Sous l'aqueduc (suite)

J'avais signalé ce tournage à la fin juin 2020. L'émission "État de santé" - intitulée: "Le thermalisme sous pression" - a été diffusée sur La Chaîne Parlementaire il y a quelques semaines. Je n'y ai strictement rien appris, sinon qu'Élizabeth Martichoux était bien mieux maquillée que moi.

Rien de neuf sous le soleil: la télévision broie menu, croit tout savoir et, en fait, n'apprend pas grand-chose. 

Mais je garde un excellent souvenir des circonstances estivales de ce tournage en compagnie d'un sympathique JRI: sur ma droite l'aqueduc, à gauche le stade, en face de moi les vignes puis le cimetière. Le paradis sur terre, quoi! 

Vivement le printemps...




jeudi 1 octobre 2020

Les antipubs crèvent l'écran

Parution, uniquement sur Kindle, d'un nouvel ouvrage : Thierry Lefebvre, Les Antipubs crèvent l'écran. Stopub (2003-2004).



Résumé : "Pourquoi des centaines d'individus se mobilisèrent-ils contre la publicité au début de ce siècle? Qui étaient-ils? Comment s'organisèrent-ils et quels furent leurs moyens d'action? Quelles conséquences eurent leurs actes?... Plutôt que de se focaliser sur les débats forcément stériles entre les pro et anti-publicité, cet ouvrage se veut un témoignage. Il décrit par le détail le déroulé d'une série d'actions directes non-violentes qui perturbèrent le train-train des usagers des transports en commun parisiens durant l'automne et l'hiver 2003. Baptisée 'Stopub' par ses initiateurs, cette mobilisation hors du commun fut probablement une des dernières résurgences de l'esprit de Mai 68."

Ce texte est expérimental à plus d'un titre:

1) Par son objet tout d'abord, "vu de mes yeux vu" comme on dit autour du zinc. Les sociologues parleraient volontiers d'"observation participante", mais j'ai cette expression (souvent hypocrite) en horreur. Et qui plus est, je ne suis pas sociologue, Dieu merci!

2) Expérimental ensuite par son mode d'écriture. Sa première version a été rédigée dans les transports en commun au milieu des années 2000, sur un personal digital assistant (PDA) Palm OS (non connecté) d'occasion, à l'aide de son stylet optique et d'un traitement de texte WordSmith qui y avait été implémenté. La compatibilité avec le logiciel Microsoft Word de mon Mac de l'époque s'étant révélée aléatoire, l'ensemble a été revu, corrigé et surtout élagué. Tout ce qui pouvait ressembler à une opinion trop tranchée fut passé à la trappe. Nulle envie d'enfoncer des portes ouvertes, comme l'ont fait tant d'autres avant moi sur ce thème.

3) Expérimental, enfin, par son mode de diffusion. Ce tapuscrit, comme d'autres d'ailleurs, a longtemps dormi dans mes classeurs, car je ne trouvais jamais le temps de le défendre auprès d'éditeurs susceptibles d'être intéressés. Il faut dire que j'encombre déjà suffisamment les rayonnages du dépôt légal de la BnF! J'ai donc profité du confinement du printemps dernier pour encore remanier le texte et y adjoindre des photographies de mon cru. L'objectif était désormais d'explorer, de l'intérieur, le programme Kindle Direct Publishing d'Amazon, sans autre objectif que de tester la "bête". Le désir m'en était venu à la suite d'un échange avec le directeur d'un réseau radiophonique national bien connu. Il se reconnaîtra.

Le plus drôle dans cette histoire, c'est que je n'ai pas de Kindle ni d'ailleurs de smartphone, et qu'il ne me viendrait pas à l'idée de commander un livre numérique. Les centaines de bouquins qui sommeillent dans ma bibliothèque me suffisent amplement...

L'ouvrage peut s'acquérir ou s'emprunter ICI. Notez qu'il ne mobilise aucun DRM (Digital Rights Management). Je reviendrai probablement sur cette expérience dans un futur proche.

Tout cela dans l'attente de ma nouvelle contribution sur l'histoire inépuisable des radios libres, qui devrait sortir, dans une version papier cette fois-ci, vers la fin de l'année ou le début de la suivante.

dimanche 20 septembre 2020

L'ancien collège expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi aux Journées européennes du patrimoine

Le collège expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi, quoique détruit au début des années 1990, a à nouveau repris vie à l'occasion des Journées européennes du patrimoine 2020.



Jolie affiche conçue par le service Communication de la mairie, 
qui reprend la disposition géométrique des fameux "trèfles" du collège expérimental.


Au programme: exposition photographique sur les grilles de l'actuel collège Louis-Lumière, inauguration d'un pupitre historique au 15 de l'avenue Jean-Béranger, réédition de notre exposition de 2017-2018 dans la magnifique salle des fêtes de la mairie, conférence très suivie le samedi 19 septembre.

 


Jean-Pierre Larivière et Jean-Pierre Garnier, 
deux des premiers techniciens du collège expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi, 
à l'honneur sur les grilles du collège Louis-Lumière.

Cette démarche de patrimonialisation, démarrée à l'occasion de la sortie de notre ouvrage Un studio de télévision à l'école. Le collège expérimental audiovisuel de Marly-le-Roi (1966-1992), se poursuit bon an mal an. Cécile Raynal et moi-même en sommes ravis.


Le pupitre installé devant le Collège Louis-Lumière.

Quant à l'ouvrage, sa deuxième édition est en voie d'épuisement. Avis aux amateurs!

dimanche 13 septembre 2020

Dominique Kalifa

J'ai rencontré pour la première fois Dominique Kalifa au début du XXIe siècle. Je me souviens -comme si c'était hier!- de ce jeune enseignant-chercheur un brin zozoteur (particularité charmante), exerçant alors à l'université Paris Diderot: il était venu rendre visite, en curieux qu'il était, à notre minuscule "Unité Fonctionnelle" de Cinéma, Communication et Information (UF CCI), que dirigeait si aimablement Baudouin Jurdant et qui se trouvait à l'époque au premier étage de la barre 24-34 de Jussieu.

Homme éminemment sympathique, s'il en est! Lorsque je publiais en 2004 La Chair et le Celluloïd (sur l'œuvre cinématographique du Dr Eugène-Louis Doyen), le titre de mon ouvrage faisait évidemment écho à L'Encre et le Sang, son premier livre (et, secondairement, à cette autre référence majeure: Le Miasme et la Jonquille d'Alain Corbin). 

Par la suite, nous nous étions rencontrés à de nombreuses reprises, au Salon du Livre, aux Rendez-vous de l'Histoire, etc., et bien sûr dans le cadre de la revue Sociétés & Représentations, comme le rappelle cette notice de Wikipédia: https://fr.wikipedia.org/wiki/Sociétés_%26_Représentations

Sa disparition brutale, le jour même de son 63e anniversaire, me consterne et m'attriste.




jeudi 10 septembre 2020

Dix minutes de bonheur

 Il y a une dizaine d'années, lorsque j'ouvrais ce blog pour je ne sais plus trop quelle raison, je mettais Pat Metheny et son admirable Are you going with me? en exergue.

Dix années se sont écoulées et je n'arrive pas à m'en lasser. 

Ces images miraculeuses ont été tournées à Montréal en 1989: il faisait chaud, pas un smartphone dans la foule (comme à l'époque de Jacques Cartier) et les spectateurs étaient tout simplement heureux. Pat Metheny était alors âgé de 35 ans. 

Il en a aujourd'hui 66, mais il peut être fier d'avoir procuré tant de bonheur sur cette Terre. 

Nous ne lui arriverons jamais à la cheville.




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